hyperactivité et prise en charge psychomotrice

Nous nous sommes réunis ce jour afin de poursuivre notre réflexion sur le cas clinique de la réunion de travail du 08.02. A l’origine, nous devions discuter de la problématique de l’enfant, l’apport de la psychomotricité dans ce cas et le lien entre dyspraxie, instabilité et la construction psychologique.

Nous avons commençé par faire un retour sur certains points, très intéressants, abordés lors de la journée régionale de la psychomotricité « Regard sur l’attention et ses troubles » en lien avec le cas clinique. Nous avons rediscuté de l’importance du bilan psychomoteur, de sa place et du fait qu’il peut constituer une aide dans le diagnostic médical.

Puis, notre discussion est partie de la réflexion suivante : en retraçant l’évolution de l’enfant en thérapie psychomotrice, un plan de la prise en charge est apparu ; il s’est dessiné au fil des séances.

Le débat s’est d’abord orienté vers l’idée qu’au commencement d’une prise en charge en psychomotricité, le thérapeute doit chercher un « canal » de rencontre pour interagir avec le patient, ce point d’accroche permettant la mise en place d’une relation.

Nous avons rebondi : le fait de travailler à partir de ce que donne à voir l’enfant, de ce qu’il montre pour établir un échange, ne nous semblait pas être une pratique purement psychomotrice.

La spécificité du psychomotricien dépendrait-t-elle alors du lien que nous tentons de mettre en place entre les différentes fonctions psychomotrices ? Fonctions que nous gardons en tête tout au long de notre prise en charge, représentant en quelque sorte notre fil rouge. Ce plan qui apparaît parfois à la fin d’une thérapie ne serait finalement pas le fruit du hasard… Ce travail de liens permanent nous permet d’être en relation avec la personne dans sa globalité, sa psychomotricité.

Nous travaillons dans le but d’établir ou de rétablir l’équilibre entre les différentes fonctions psychomotrices, quelqu’un exprime ici l’idée d’un « accordage » des fonctions psychomotrices.

Revient dans le débat l’importance du travail en équipe et l’importance des liens, de la communication entre les différents professionnels. Trouver sa place au sein d’une équipe pluridisciplinaire n’est pas toujours évident , mais c’est grâce à une collaboration entre professionnels qu’apparaît le fait que, même si les approches se recoupent de temps en temps, nos regards de professionnels s’avèrent différents et complémentaires.

Une question se pose également : comment savoir si le projet individuel proposé à un enfant en CAMSP est-il adapté ? dans le sens y a t-il trop ou pas assez de prises en charge ? A nouveau, l’importance d’une équipe articulée et pluridisciplinaire apparait primordiale, mais avec une intervention appropriée : quelle approche thérapeutique et à quel moment ? Tout ceci restant sous le couvert du médecin réfèrent qui doit gérer son équipe un peu à la manière d’un chef d’orchestre.

En conclusion, le débat a davantage porté sur l’apport de la psychomotricité dans ce cas clinique et sont revenus en questionnement l’importance du système institutionnel et la place de chaque intervenant dans cette prise en charge.

N’hésitez pas à intervenir, vos commentaires, réflexions ou questions seront les bienvenus !

La prochaine réunion aura lieu le jeudi 31 mai à 18h15 et portera sur le thème suivant : le travail du psychomotricien en SESSAD.